Le système d'évaluation

du Ce2 au Cm2

Pas de classement !

 

Classer du premier au dernier revient à valoriser ceux qui sont déjà en situation de réussite, et à souligner les difficultés de ceux qui, pour progresser, ont besoin de plus de temps ou de davantage d'aide...( ou - je prends le risque de l'ajouter-  à flatter l'ego des parents des « bons élèves », et à culpabiliser les autres... Evidemment, je caricature, mais... il y a malheureusement un peu de vérité dans cette idée aussi). Cette logique va à l'encontre de notre pédagogie.

 

 

 

Pas de notes chiffrées non plus !

 

Nous répondons aux directives de l'Education Nationale, en adoptant le système d'évaluation conseillé par le Ministère. Ce dernier s'avère en adéquation avec notre manière d'enseigner, et semble, jusqu'alors, convenir aux élèves. Quatres paliers de maitrise servent à évaluer le degré de compétence de l'élève :

 

  • A (Acquis) = L'élève agit de manière efficace, son niveau de maitrise est solide et avéré.

  • PA (Presque Acquis) = L'élève maîtrise la compétence, mais a laissé quelques erreurs, pouvant être liées à un peu d'inattention.

  • ECA (En Cours d'Acquisition) = L'élève a besoin de prolonger la phase d'essais/erreurs. Il est en chemin vers la maitrise de la compétence, mais doit encore travailler et s'exercer.

  • NA (Non acquis) = Très rare, mais néanmoins envisageable. L'investissement de l'élève n'est pas suffisant pour considérer qu'il soit en phase d'apprentissage de la compétence en question.

  • NE (Non évalué) = Compétence travaillée mais non évaluée, une aide spécifique est nécessaire pour aider l'élève à dépasser une difficulté.

 

 

 

 

...Mais une évaluation néanmoins continue et précieuse!

 

L'évaluation est indispensable, elle est inhérente à tout processus d'apprentissage : c'est elle qui permet à l'élève de mesurer l'écart entre l'objectif visé et ce qu'il est capable de faire. C'est aussi elle qui permet de mettre en valeur les progrès. On souligne avant tout les acquis, et non les manques. En ce sens, l'évaluation devient positive, et non plus sanctionnante, c'est ce que nous recherchons.

 

Les évaluations des élèves s'inscrivent dans le prolongement du travail et des exercices de classe. Pour bien s'y préparer, plusieurs semaines sont nécessaires :

  1. Durant les phases de découverte des notions, nous mettons en évidence ce qu'il est important de retenir, mais aussi et surtout les compétences à acquérir.

  2. Au cours des séances d'entrainement, les élèves sont confrontés à des exercices, de difficulté croissante. Ils progressent en faisant des essais, et en corrigeant leurs erreurs. Nous n'insisterons jamais assez sur la légitimité de ces dernières : l'erreur est normale, elle fait pleinement partie des apprentissages ! Je répète souvent aux élèves qu'ils sont d'abord à l'école pour pouvoir se tromper, et ensuite (là encore, justement grâce à la compréhension et à l'analyse de leurs erreurs) pour progresser. Autre petite phrase souvent répétée en classe : «La première fois, c'est une erreur. La deuxième, c'est une faute »...car non, bienvieillance ne signifie pas indulgence. L'exigence fait aussi partie de l'apprentissage.

     

  3. L'évaluation intervient après le temps d'entrainement, les élèves ont pleinement connaissance des objectifs à atteindre, ils ne sont pas « surpris ».

    Pour bien préparer les bilans les plus « denses », comme ceux d'Histoire, de sciences, ou de géographie, les élèves ont une fiche pour les aider à bien cibler leurs révisions. En voici un exemple :

 

Helvetica Light est une police d'écriture claire, facile à lire. Les lettres sont étroites et hautes et s'adaptent à tous les types
de sites.

Au début de chaque bilan (dans notre classe, bilan = évaluation), les compétences à maîtriser sont listéés, en ligne, dans un tableau à double entrée, comme sur l'exemple ci-dessous :

 

"...C'est aussi simple que ça! ;) "